Cameroun-Yaoundé: 16 morts dans l’incendie “accidentel” d’une discothèque

Accidentelle provoqué par des feux d’artifice, Un incendie a tué 16 personnes dans la nuit de samedi à dimanche dans une discothèque d’un quartier huppé de Yaoundé, la capitale du Cameroun.

Le pays accueillant la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), alors ce drame survient et son bilan est le plus consistant de ces dernières années toujours est-t- il que dans les établissements de nuit au Cameroun on enregistre souvent les incendies ainsi que les bousculades parfois mortelles.  Le drame est survenu au milieu de la nuit dans la salle principale du Liv’s Night Club, situé dans le quartier Bastos, ou sont situé des ambassades et des résidences diplomatiques.

” Le premier bilan de cet incendie accidentel” fait  déclarer 16 morts (…) et huit blessés graves”, selon le ministère de la Communication dans un communiqué.

Le ministère affirme que “le drame a été causé par des déflagrations issues des feux d’artifice habituellement utilisés en ces lieux, a, en premier, consumé le plafond de l’édifice, suivi deux explosions de forte amplitude, provoquant la panique et la bousculade “

“Quand nous sommes arrivés, c’était la panique, il y avait un fort incendie avec beaucoup de fumée”, a raconté à l’AFP sous couvert de l’anonymat un responsable des pompiers de Yaoundé, ajoutant. “Nous avons dénombré 16 morts et cinq blessés”.

Un journaliste de l’AFP a constaté Dans la cour de l’établissement, quelques objets calcinés qui évoquent bien un incendie mais la façade de la discothèque n’est pas calcinée ni détruite.

Un agent de sécurité présent au moment du drame affirme à l’AFP que “C’est allé très vite, il était un peu plus de 2 heures du matin et la majorité des clients arrivent vers 3 heures, cela s’est passé dans la salle” et un certain nombre de personnes se sont retrouve en fin de matinée à la morgue de l’hôpital militaire d’Ekounou.

Prostrés là, des femmes hurlent leur douleur, effondrées sur le sol, d’autres sont en pleurs soutenues par des proches.

Plus loin, des hommes et des femmes gémissent, prostrés, assis sur des bancs en bois.

“Je ne suis au courant de rien. Je me suis réveillé ce matin et on m’annonce que mon fils de 38 ans est mort, un adjudant chef”, souffle Fidèle.

Claude, la fille de Fidèle et soeur de la victime témoigne ceci “J’attendais mon frère et ses amis hier soir pour dîner mais ils ne sont pas venus et, vers 7 heures du matin, j’ai reçu des coups de fil de partout pour me demander si mon frère était vivant ou mort et je suis venu à la morgue, j’ai identifié son corps”.”Ils étaient cinq, ils fêtaient un mariage coutumier. Un seul a survécu”, dit-elle.

Stéphane Hamza, 38 ans pleure en disant “J’ai perdu mon petit frère”, “C’était un garçon bien, gentil, qui était serveur dans cette boîte depuis deux mois environ. Quand j’ai appris l’explosion, je suis allé à la morgue et j’ai appris qu’il était mort”, dit-t-il.

A Douala, la capitale économique dans le sud, ces six dernières années, au moins cinq discothèques ont été le théâtre d’incendies accidentels qui ont partiellement ou totalement détruit l’établissement.

Une boîte de nuit a également été le théâtre il y a deux ans d’une bousculade meurtrière à la suite d’une bagarre.

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