VOICI UN AUTRE ENSEIGNANT QUI A PASSÉ 37 ANS SANS SALAIRE

37 ans sans le moindre kopeck pour cet enseignant qui a aujourd’hui 70 ans. Pendant la période critique, certains émargeaient à son nom, dit-il.

Ce n’est qu’en juillet 2015, soit 31 ans plus tard, que le sieur Mbongue Luc s’est vu servir une notification de révocation en bonne et due forme. Autrement dit, c’est depuis 37 ans que l’administration publique nationale camerounaise a un caillou dans ses dossiers tandis que sieur Mbongue Luc évolue de procédure en procédure, de bureau en bureau, sous le soleil et la pluie, arpentant à pied, le dos courbé, les rues de la Capitale politique, le cœur rempli d’espoir.

L’homme âgé de 70 ans, croule sous le poids de l’âge ; son salaire a indument été perçu (par des tiers inconnus) de 1983 jusqu’en janvier 1994 : 10 ans après sa «révocation» contestée survenue en 1985 du monde de l’enseignement. Les marques du logiciel Antilope, qui recense les personnels de l’Administration, sont visibles sur le bulletin de solde de l’intéressé. Sur cette question, Mbongue Luc veut faire la lumière sur la destination de cet argent « indument perçu » sur son dos et sur celui de l’Administration ?

En cette période grève des enseignants, nous profitons également de cette opportunité pour attirer l’attention des pouvoirs publics de ce que, entre février 1983 et janvier 1994, le salaire de sieur Mbongue Luc a été indument payé à des tiers alors qu’une révocation contre ce dernier courrait depuis 1984. Il s’agit également de rappeler que l’acte de révocation en question est « faux » dans son écriture selon le principal concerné. La signature d’un ancien Secrétaire Général de la Présidence de la République) aurait été imitée.

Effet du temps

Depuis 2008, le dossier Mbongue Luc a été porté à l’attention du ministère de la fonction publique et de la réforme administrative (Minfopra).

La justice a été saisie en juin 2015 au fin d’attaquer l’acte de révocation confirmé par la Fonction publique afin qu’effectivement «justice lui soit rendue». La plainte a été enregistrée dans les services du Procureur près le Tribunal de grande instance (TGI) du Mfoundi le 14 Août 2018. Sa rédaction, quant à elle, date du 10 Août. Cette nouvelle est consécutive à une première qui a eu lieu en 2010.

Les faits mettent en cause les actes de l’ancien chef de la gestion du personnel à la direction de l’enseignement secondaire (Minesec) et ceux d’anciens responsables du ministère de la Fonction Publique et de la Réforme Administrative ainsi que le secrétariat général du Minfopra.

Selon les documents consultés, la fiche de solde de M. Mbongue Luc, matricule 122.317Q, porte les traces du logiciel Antilope mis en service dès 1994, et relativement à l’écriture de l’acte mis en cause, l’intéressé estime que la bonne écriture est 84/966/SG du 4 Août 1984 au lieu de 84/966 du 4 Août 1984.

A titre de rappel, le sieur Mbongue Luc, professeur des collèges d’enseignement général de 2è classe, a été officiellement saisi de sa révocation en juillet 2015, soit 31 ans après. En service depuis 1977, c’est en 1979 que sieur Mbongue Luc est intégré à la fonction publique. En 1983, les ennuis commencent pour l’homme qui réclame aujourd’hui justice.

Epuisé par le poids de l’âge, le septuagénaire espère obtenir justice.

Read Previous

Hinweis Dafür, So Eltern Einen Großen gold diggers spielautomat Rang In Beste Angeschlossen Casinos Hatten

Read Next

Casino État casinolafiesta Inspection

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.