À la Une: les JO de Paris à l’horizon

Le président français Emmanuel Macron prononce à l’Élysée son discours célébrant l’attribution des JO 2024 à la France, à Paris en 2017. 

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Si loin si proche… À deux ans pile de l’ouverture des jeux 2024, la course d’obstacles a commencé, titre Le Figaro.À tout juste 24 mois de leur ouverture, les JO se dressent comme une haie à la césure du quinquennat d’Emmanuel Macron. Et l’exécutif va devoir franchir cette haie sans trébucher, ni entraîner la réputation du pays en cas de chute, prévient Le Figaro.

Avec quelque 13 millions de visiteurs attendus sur une quarantaine de sites de compétition et plus de 3 milliards de téléspectateurs potentiels, le pari à relever est donc colossal. Populaires et festifs, les Jeux olympiques sont aussi financièrement gourmands, pointe Libération. L’éditorialiste de Libé prévient d’entrée de jeu ne pas vouloir jouer les rabat-joie : « Non pas que l’on soit hostile à cet événement qui, on l’espère, aura des allures d’immense fête populaire associant dans une même liesse les habitants de Paris, de sa périphérie, du reste de la France et les millions de visiteurs étrangers. Mais tout de même, le contexte politico-économique actuel, plombé par la guerre en Ukraine, risque de peser lourd sur l’avancement des chantiers ».

Et de souligner : « À deux ans de la compétition, le budget serait passé de 6,6 à 8,3 milliards d’euros et l’on parle d’une facture totale qui pourrait avoisiner les 10 milliards d’euros ». Alors certes, le dépassement du budget est consubstantiel à l’organisation des Jeux olympiques, mais tout de même, insiste Libération, vu les difficultés économiques qui s’annoncent, hors JO, et la masse de services publics dans lesquels il va falloir investir en France dans les années à venir – l’hôpital et l’éducation en tête – il serait sage que ce simple dépassement de coût ne se transforme pas en explosion des coûts.

Un conseil olympique et paralympique organisé hier à l’Élysée

« Il n’y a pas d’inquiétude à mes yeux, mais je tiens à faire des réunions de chantier régulières », affirme d’entrée le chef de l’État dans un entretien au quotidien sportif L’Équipe. Et de filer la métaphore sportive : « C’est un contre-la-montre qui débute. Pour moi, nous sommes dans les temps mais chaque jour qui nous sépare des Jeux doit être une journée utile pour réussir ».

Côté finance, il n’y aura pas d’impôt JO. « Les Jeux doivent financer les Jeux », affirme Emmanuel Macron. Côté billetterie, on s’est attaché à avoir des tarifs raisonnables, dit le chef de l’État. Les premiers billets coûteront 24 €. L’État va par ailleurs acheter 400 000 billets qu’il distribuera aux jeunes et aux bénévoles qui contribuent aux Jeux et au sport en France.

Côté sécurité, Emmanuel Macron a demandé que le ministère de l’Intérieur fasse des projections pour assurer en toute sécurité les Jeux dans leur durée, tout en étant capable de faire face à des événements ailleurs en France qui pourraient survenir en parallèle, comme des grands feux ou une attaque terroriste.

Quant à la cérémonie d’ouverture des JO sur la Seine, elle sera un petit miracle d’organisation, pense le président français : « Nous allons finaliser à la rentrée le travail artistique en recrutant un directeur artistique, un scénographe ».

Emmanuel Macron en déplacement au Cameroun

Le Monde Afrique publie une tribune intitulée : « Emmanuel Macron doit, au nom de la France, reconnaître la guerre du Cameroun ». Un collectif de personnalités estime qu’« il est grand temps que l’État français assume pleinement ses responsabilités » dans la « répression féroce des années 1950 et 1960 ».

Emmanuel Macron a donc rendez-vous avec l’histoire à Yaoundé. « Sera-t-il le premier président français à reconnaître officiellement cette véritable guerre et à lever un des derniers grands tabous français de l’après-guerre ? », s’interrogent ces intellectuels français et camerounais qui signent cette tribune, à retrouver sur le site du Monde Afrique.

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