À la Une: la demande de pardon de Blaise Compaoré à la famille de Thomas Sankara

L’ex-président burkinabè Blaise Compaoré a publiquement formulé des excuses pour l’assassinat de Thomas Sankara en 1987. 

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« Un pas vers la réconciliation nationale qui intervient sur le tard », titre le quotidien Le Pays au Burkina. « Blaise Compaoré est sorti de son mutisme sur sa responsabilité dans l’assassinat de Thomas Sankara, en faisant un étonnant mea culpa, note le journal, à travers un message lu par le porte-parole du gouvernement burkinabè. »

« En faisant publiquement amende honorable, l’ancien président du Faso a voulu se débarrasser du poids de ce passé lugubre », estime Le Pays. « En cette année 2022 voulue par les autorités de la transition comme année de la réconciliation nationale au Burkina, cette démarche de Blaise Compaoré est à saluer, d’autant qu’il ne formule pas de demande d’excuses, qui, d’un point de vue étymologique disculpe et met hors de faute, mais plutôt de pardon, qui prouve qu’il a enfin pris conscience et assume la nature préjudiciable de la sauvagerie que des soldats surexcités avaient exécutée en son nom et pour son compte, le 15 octobre 1987 », conclut Le Pays.

Changement de ton pour L’Observateur : « En vérité, quelle que soit “la manière”, il n’y a pas la moindre possibilité de rémission. Tant que Blaise Compaoré ne sera pas derrière les barreaux dans un cachot ou pendu à un croc de boucher, il n’y aura pas la moindre possibilité de rémission. Il faut pourtant qu’on y parvienne un jour, pour exorciser les démons du passé. Pendant combien de temps va-t-on encore continuer de ruminer ces haines recuites qui, en réalité, pourrissent même la vie de ceux qui les nourrissent ? », s’interroge le journal.

Un déjeuner sobre plutôt qu’un dîner de gala à Yaoundé

« En signe de fraternité, la présidence de la République camerounaise voulait offrir un dîner faste à la délégation française comme au bon vieux temps de l’amitié entre les deux pays. » En lieu et place, le président français a opté un sobre déjeuner. Et c’est le président français en personne qui s’est opposé au dîner de gala, d’après le journal.

Emmanuel Macron a clairement indiqué à ses équipes qu’il n’est pas question de « montrer qu’il entretient des liens d’amitié avec son homologue camerounais ». « Tout faire pour que cela reste dans le cadre formel », ont souligné les services d’Emmanuel Macron. « Yaoundé n’a fait qu’exécuter. C’était à prendre ou à laisser », conclut Actu Cameroun.

Emmanuel Macron est arrivé au Bénin

« Une visite qui s’annonce sans grand enthousiasme », note La Nouvelle Tribune. Sans grand enthousiasme au sein de la classe politique béninoise et de l’opinion nationale. Au lieu d’une visite de travail comme l’affirme l’usage protocolaire, La Nouvelle Tribune estime qu’il s’agit d’une visite de réchauffement des relations entre ses deux pays en froid depuis quelques mois.

« Autant le dire tout de suite, c’est une visite qui ne sera pas marquée d’une pierre blanche dans les annales de l’histoire contemporaine de ces deux pays. Ce ne sera pas les grandes liesses populaires comme lors des visites de François Hollande en 2015, de Jacques Chirac en 1995 ou François Mitterrand en 1983 », pense savoir La Nouvelle Tribune.

Au Sénégal, la présidentielle de 2024 se joue maintenant

« Les Sénégalais éliront certes leurs députés dimanche prochain. L’alliance au pouvoir fait face à deux coalitions de l’opposition qui ont émergé récemment, écrit le site d’information Afrique 21. Mais au-delà de la course à l’Assemblée nationale, c’est l’élection présidentielle de 2024 qui se jouera lors de ce scrutin. Alors que Macky Sall est censé ne pas pouvoir briguer un troisième mandat, une victoire de son camp pourrait le pousser à tenter le diable », conclut Afrique 21.

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